Megalodon suite

# Posté le vendredi 14 mars 2008 14:41

Modifié le vendredi 14 mars 2008 16:39

Megalodon

Voici un docu-fiction par moment on voit une image de synthèse et par d'autres moments c'est une vraie image. Je ne pense pas à un mégalodon mais plutôt un grand blanc de plus ou moins 7-8 mètres voir 9mètres mais se serait vraiment excèssif.

Cliquez deux fois sur l'image sinon on ne sait pas la visionner. (pour les deux articles)

# Posté le vendredi 14 mars 2008 14:38

Modifié le vendredi 14 mars 2008 16:38

Loup-garou

Loup-garou
Loup-garou et Lycanthrope sont des noms bien connus qui ont suscité chez nous une grande peur. Quoi qu'il en soit, cet être des plus étrange, nous fait douter sur lui, tel que des animaux égorgés sans aucunes explications rationnelles et bien d'autres choses.

On croyait que ceux qui naissaient coiffés, avec une tache de vin ou des cheveux ressemblant à des poils de loup étaient des loups-garous. En général, on roulait la coiffe et on la gardait comme amulette ou on la cousait dans les vêtements. Elle était partout réputée pour portée chance. Parmi les Serbes et les Slovènes, ainsi qu'en Pologne et chez les Katchoubes, on disait que les enfants nés coiffés, ou avec des cheveux ou une tache de vin, avait le don de double vue et de métamorphose. Bien que pouvant se changer en divers animaux, on disait qu'ils préféraient le loup hardi et assoiffé de sang. Au 16ème siècle, l'Eglise de Russie se sentit obligée de condamner ces croyances dans le pouvoir de la coiffe et ses liens avec la lycanthropie. La croyance au loup-garou se retrouve dans les régions d'Europe côtières à l'océan Atlantique, où les loup-garou sont des humains mordus par ces êtres et qui provoque une transformation génétique chez la victime, et donc après cela lors de la pleine lune, cet humain vas se transformer en loup-garou, un loup énorme avec des sens hyper développés, qui pendant ces nuits chercheront sans merci leurs victimes pour les dévorer sans pitié. Donc, des gens se sont mis à chasser ces loups, qu'ils tuent avec de l'eau bénite de l'église st Hubert patron des chasseurs ou avec une balle en argent.

La lycanthropie est une maladie durant laquelle le sujet pense être un loup, se voit tel et agit en conséquence.





Etymologiquement, lycanthrope provient du grec lycos : loup et anthros : homme. Ce terme fut fréquemment employé à la place du mot zooanthrope, lequel désigne toute métamorphose d'homme en animal.

Cette affection était connue comme une forme de délire aussi bien durant l'Antiquité qu'au Moyen Age. Dès le premier siècle, Arétéede Cappadoce explique que certains hommes pensent être faits de verre et ont peur d'être cassés, ou celui qui se sent transformé en loup est travaillé par les appétits et affres de cet animal féroce, se jette sur les troupeaux et les hommes pour les dévorer, sort la nuit de préférence, hante les cimetières et les monuments, hurlant à la mort, avec une perpétuelle altération, les yeux enfoncés et hagards, ne voyant qu'obscurément comme s'il était entouré de ténèbres, les jambes meurtries par les égratignures et les morsures de chiens. Cette description subsistera, inchangée, au fil des siècles. Les Latins appelèrent cette maladie " mélancolie, rage lupine - insania lupina - ou folie louvière ". Parallèlement, des légendes entourèrent ce thème.. Dans cette lignée apparaît le loup-garou ; pour la première fois sous la forme de Leu-Garou chez Guillaume de Palerme - 12ème siècle - il est le calque de l'allemand werwolf, littéralement homme-loup, wolf voulant aussi dire à l'origine voleur.



Dans le cadre " sorcellerie et démonologie ", il est possible de distinguer trois sortes de métamorphoses :

La " liaison magique ", transformation d'homme en animal d'espèce diverse, produite par la malveillance d'une sorcière. Celle-ci s'attaquant à tout ce qui concerne procréation, reproduction, il ne s'agit là que d'un moyen parmi d'autres pour infester l'acte vénérien. Le sujet " saisi " peut alors être considéré comme possédé, puisqu'il subit malgré lui.

Le transport au Sabbat ne se fait pas seulement sur un balai ; la métamorphose, souvent en chat, est un jeu que la sorcière se permet avec son propre corps.



Le loup-garou est d'un autre registre.

Membre de la milice diabolique, classé parfois au même rang que les incubes et les succubes, donc inhumain, il a des caractéristiques du sorcier : la marque, point insensible et ne saignant pas, que les juges chercheront avec diligence. Généralement masculin, contrairement aux sorcières, sa fonction n'est pas semblable à la leur ; entièrement voué au mal, sans la brisure interne que provoque une possession, il s'attaque directement et oralement au corps de l'autre ; il est " le dévorateur " ; Loup puisqu'il est opposé à l'agneau divin.

À l'époque, la transmutation homme/loup est un élément d'un questionnement plus vaste. S'appuyant sur les textes anciens, les Ecritures saintes, Augustin et Thomas d'Aquin, l'un des pivots de cette recherche est le diable : comment le situer par rapport à Dieu? Il le hait et, ne pouvant s'attaquer directement à lui, sa hargne se porte sur sa créature et image : l'être humain. Mais quelles sont ses limites ? Les théoriciens distinguent quatre types de métamorphoses : divines, physiques ou naturelles, imaginaires et démoniaques. Comment s'opèrent-elles ? Certains optent pour une transformation du corps lui-même; mais, le plus souvent, elle est considérée comme une illusion provoquée par le démon : soit il accomplit les méfaits, celui-ci restant coupable puisqu'il ne fait que suivre ses désirs ; soit il l'environne d'air épaissi en forme de peau ; soit, dernière possibilité ingénieuse, le diable joue sur deux niveaux : sur le sujet atteint pour faire qu'il se sente tel qu'il n'est pas, mais aussi et surtout sur autrui pour qu'il le voie tel qu'il n'existe pas, ce regard séparant radicalement, dans l'esprit des juges, maladie et sorcellerie. Mais comme le diable ne peut contrefaire la perfection divine, l'illusion " loup " toujours, à un détail près : queue en moins, patte humaine, peau trop grande.



Métaphore du cannibalisme, représentation imaginaire de la violence du pulsionnel, expression du désir de détruire un sujet, de préférence enfant, incorporation, meurtre et morcellement se trouvent ainsi exprimés. Ceci peut expliquer que le loup-garou soit nommé comme le plus grand des sorciers et qu'en conséquence il doive être brûlé sans étranglement préalable. Le danger qu'il représente est extrême.

Les origines du mythe du loup-garou, n'ont jamais été clairement démontrées : elles sont pourtant de toute évidence fort anciennes et communes à de nombreux peuples.



L'antiquité comme le moyen âge, a cru avec une bonne foi singulière à la lycanthropie. Hérodote en parle comme d'un fait avéré ; Virgile en parle également, et dans sa huitième églogue, il fait dire à Alphésibée :

J'ai vu Moeris se faire loup et s'enfoncer dans les bois.







Déjà plus de douze cents ans avant notre ère, conte comment Lycaon, roi d'Arcadie, devint loup pour avoir osé offrir en repas un enfant à Jupiter alors que celui-ci venait, incognito, vérifier sa piété.

Au 5ème siècle avant notre ère, Hérodote relate que les Grecs qui s'établirent sur les bords de la mer Noire considéraient les habitants de ces contrées comme des magiciens fort habiles, capables de se métamorphoser à volonté. L'historien grec parle d'une race d'hommes ayant le pouvoir de se transformer en loup et de reprendre, lors qu'ils le désirent, leur apparence humaine. On croyait, en ces temps lointains, que ces étranges mutations étaient le fait d'êtres humains anthropophages qui, par la pratique de la magie, prenaient l'apparence d'un loup pour satisfaire plus facilement leurs appétits monstrueux.

Notons que, pour les Grecs, et les Romains, le fait d'être transformé en loup était parfois considéré comme un châtiment divin, et qu'il frappait toujours les mortels qui avaient sacrifié des victimes humaines. D'après Pline le Jeune, la métamorphose s'opérait alors que le " coupable " traversait à la nage les eaux d'un lac : en abordant à la rive opposée, il était devenu un loup. Dès lors, il était condamné à errer dans la campagne, avec d'autres loups-garous, pour une période de neuf ans. Si, pendant tout ce temps, il s'était abstenu de manger de la chair humaine, il lui était permis de recouvrer sa forme antérieure, marquée toutefois par les ravages du temps. Au début de l'ère chrétienne, Ovide présente également la transformation en loup comme une punition infligée par les dieux. Les métamorphoses offrent de nombreux exemples d'avatars prodigieux, depuis la création du monde jusqu'à Jules César.

Les Anciens, dont les mythologies parlent d'hommes-loups, disaient que cette métamorphose permettait d'acquérir la force et la ruse d'une bête sauvage, mais que le loup- garou conservait voix et regard humains - ce à quoi, d'après eux, on pouvait d'emblée le distinguer d'un animal ordinaire. Les romains, eux aussi, attribuaient ces métamorphoses à la magie.



Et plus tard, Pétrone, qui joua un rôle prépondérant à la cour de Néron, raconte une savoureuse histoire de loup-garou dans son célèbre roman picaresque, le Satiricon.

Au moyen âge, on vit les lycanthropes, devenus loups garous, jeter l'épouvante dans les villes et dans les campagnes.

Les sorciers opéraient cette métamorphose sur leurs ennemis, mais le plus souvent, ils opéraient cette métamorphose sur eux mêmes, et sous cette forme nouvelle ils attaquaient, non seulement les troupeaux, mais encore les hommes, dont ils dévoraient la chair saignante ; ils pouvaient toujours, quand ils le voulaient, reprendre leur première forme, mais quand, par hasard, ils avaient reçu en se trouvant à l'état de loup, une blessure qui les avait privés d'un membre, ils gardaient, en redevenant hommes, l'empreinte de cette mutilation, et c'est par là que l'on parvenait souvent à les reconnaître.

L'un des démonologues les plus connus, Boguet, raconte que, dans les montagnes de l'Auvergne, un chasseur fut un jour attaqué par un loup énorme, auquel, en se défendant, il coupa les patte droite. L'animal ainsi mutilé s'enfuit en boitant sur trois pattes, et le chasseur se rendit dans un château voisin pour demander l'hospitalité au gentilhomme qui l'habitait ; celui ci, en l'apercevant, s'enquit s'il avait fait bonne chasse.

Pour répondre à cette question, il voulut tirer de sa gibecière la patte qu'il venait de couper au loup qui l'avait attaqué, mais quelle ne fut pas sa surprise, en trouvant au lieu d'une patte , une main et à l'un des doigts un anneau que le gentilhomme reconnût pour être celui de sa femme.

Il se rendit immédiatement auprès d'elle, et la trouva blessée et cachant son avant bras droit. Ce bras n'avait plus de main, on y rajusta celle que le chasseur avait rapportée, et force fut à cette malheureuse d'avouer que c'était bien elle qui sous la forme d'un loup avait attaquée le chasseur. Le gentilhomme qui ne se souciait pas de garder une telle compagne la livra à la justice, et elle fut brûlée ...

Selon Collin de Plancy dans son dictionnaire infernal, les loups garous étaient fort communs dans le Poitou ; on les y appelait la bête bigourne qui court la galipode.

Quand les bonnes gens entendent, dans les rues, les hurlements épouvantables du loup garou, ce qui n'arrive qu'au milieu de la nuit, ils se gardent bien de mettre la tête à la fenêtre, parce que s'ils avaient cette témérité, ils ne manqueraient pas d'avoir le cou tordu.

On assure dans cette province qu'on peut forcer le loup garou à quitter sa forme d'emprunt, en lui donnant un coup de fourche entre les deux yeux.

Delancre assure qu'ils étranglent les chiens et les enfants ; qu'ils mangent de bon appétit ; qu'ils marchent à quatre pattes, et qu'ils hurlent comme de vrais loups, avec de grandes gueules, des yeux étincelants et des dents crochues.

Bodin raconte qu'on vit en 1542, 150 loups garous sur une place publique à Constantinople.

# Posté le jeudi 13 mars 2008 08:06

Bague atlante

Bague atlante
Un modèle fut rapporté par un égyptologue renommé (le marquis d'Agrain), lors de ses fouilles dans la Vallée des Rois vers 1860. Cette bague, en gès d'Assouan vieux de plusieurs millers d'années, permet de lire nettement les figurines géométriques dont elle est ornée. Fabriquée et sculptée par les Atlantes, dont les Egyptiens étaient les héritiers, elle nous a permis de rentrer dans le mystère de l'inexplicable immunité qui découle des "ondes" émises par certaines formes privilégiées, contre toutes agressions invisibles. Elle assure un barrage infranchissable, en neutralisant toutes les forces susceptibles de perturber l'ambiance vibratoire ou équilibre de l'individu. Elle protège contre les dangers, contre les influences et les maléfices de toutes natures dues à une perturbation quelconque de l'ambiance vibratoire. Nous avons constaté que tout porteur de cette bague ne pouvait être victime d'un accident d'automobile à moins qu'il veuille se suicider.



- Elle procure une immunité contre toutes agression invisible.
- Elle protège contre les influences et les dangers de toute nature.
- Elle forme un mur vibratoire neutralisant toutes vibrations maléfiques, sortilèges et même les envoûtements.
- Elle améliore l'état général de santé.
- Elle favorise les contacts métaphysiques.
- Elle est un outil personnel car elle s'harmonise au magnétisme de la personne qui la porte. Basée sur le principe Yi-King, elle fonctionne par micro-vibrations imperceptibles. (O.D.F.).


Une autre propriété de la Bague est d'apporter une amélioration de l'état de santé et de rétablir certaines fonctions accidentellement perturbées.

Une dernière propriété de cete bague est de favoriser la communication télépathique.

Nous pouvons affirmer que la bague ne tire son efficacité, ni de la matière dont elle est composée ni d'une quelconque charge magnétique ou psychique, religieuse ou magique. Elle n'est ni un pentacle personnalisé, ni un talisman aimanté, ni un fétiche. Elle n'a rien de commun avec ces "gadgets" plus ou moins prometteurs ou ces portes-bonheur inventés par la superstition populaire.

Enfin, la bague est absolument personnelle, elle s'imprègne des ondes propres de son possesseur. Sa fabrication est faite suivant des normes qui ne peuvent être modifiées en aucun cas. Elle est la formule d'un des iracles des plus étonnantes de la physique micro-vibratoire, celui dont les "ondes de forme" sont les agents invisibles.

La bague Atlante est un objet de protection remarquable. Les pouvoirs de "Ondes de Formes" qui s'en dégagent étaient connus et utilisés en Egypte, il y plus de 5000 ans. L'original est détenue par la famille A. de Belizal.

Au Québec, la seule bague qui respecte la qualité de reproduction et de bijouterie n'est disponible que dans les librairies ésotériques. Elle porte le poinçon "Le Phénix" (oiseau dans le soleil), marque sous laquelle on a introduit et fait connaître la bague Atlante en Amérique du Nord.

Il est nécessaire de la porter toujours sur soi, vu le rayonnement qui s'en dégage et qui correspond à des objectifs précis:

- En tant que protection (main gauche), vous pouvez la porter lors de toutes démarches importantes (main droite), de visites précises ou bien lorsque vous êtes confronté avec des personnes dont les intentions sont parfois peu bienveillantes à votre égard.Elle favorise les contacts psychiques.

- Lors de déplacements, de voyages, et tout particulièrement lorsque l'on conduit une auto soi-même. Il a été mainte fois prouvé qu'elle protège de manière spectaculaire, évitant ainsi les accidents ou les minimisant de façon curieuse!

- Lors de moments de détente, en relaxation ou pendant le sommeil, la bague peut être portée car elle aiguise certaines qualités métaphysiques dont l'intuition en particulier. La bague imprègne des radiations personnelles de son propriétaire et par conséquent, elle ne peut être prêtée, ni cédée.

La bague est à utiliser aux divers doigts de la main ( à droite pour le jour et à gauche la nuit)

Elle aura une influence prédominante sur telle ou telle partie du corps selon le doigt dans lequel elle sera portée (Principe des Méridiens).

- POUCE: Squelette et tête.
- INDEX: Système respiratoire, système nerveux, vitalité-action.
- MAJEUR: Influence sur toutes les fonctions du corps, système digestif.
- ANNULAIRE: Système uro-génital, action sur le sympatique et le para-sympatique.
- AURICULAIRE: Circulation-coeur

Avant de la porter, il est nécessaire de la nettoyer selon le processus suivant: faire brûler de l'encens et tracer une croix avec la bague sur la fumée. Ensuite faire neuf (9) cercles, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, et terminer en traçant une deuxième croix. Ce petit rituel est à réaliser tous les six mois afin d'éviter les imprégnations. La bague doit être enlevée tous les jours, quelques secondes, en la déposant de côté.

# Posté le mercredi 12 mars 2008 16:30

La forêt de Brocéliande

La forêt de Brocéliande
Brocéliande est le territoire (7.067 ha) formé par la forêt de Paimpont et ses alentours immédiats, qui s'étend à la fois sur les deux départements de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. C'est un des vestiges de l'immense forêt qui recouvrait, aux temps de la Gaule celtique et du haut Moyen Age, le centre de la péninsule armoricaine.
A l'époque gauloise, cette grande forêt centrale était le domaine des druides qui pratiquaient leur culte dans les clairières sacrées, des nemeton. Les druides étaient placés au sommet de la hiérarchie sociale, avant le roi celte. Ils étaient tous à la fois prêtres, juges et professeurs. D'où l'origine de leur nom: druwi-des, c'est-à-dire "les très voyants, les très savants". Interprètes de la volonté divine, ils étaient chargés de sacrifices. Ils avaient sacralisé la nature, les arbres et les plantes. C'est ainsi que le chêne, arbre supérieur, était vénéré des druides comme réprésentation celtique de Jupiter. Vêtu d'une robe blanche, le druide grimpe à l'arbre et, armé d'une faucille d'or, recueille le gui dans un linge blanc. C'est une erreur de croire que les druides ont dressé les dolmens et les menhirs. Ces mégalithes existaient déjà bien avant l'arrivée des Celtes. Les druides les ont peut-être utiliés pour leur rituel.

A partir de la XIe siècle on commença à localiser en Brocéliande les légendes bretonnes insulaires (Cornwall et pays de Galles) concernant le roi Arthur, les Chevaliers de la Table ronde, la Dame blanche, la fée Viviane et l'enchanteur Merlin, légendes qui appartenaient en commun aux Bretons des deux côtés de la Manche. A l'époque romantique (XIXe siècle) , l'enthousiasme de ceux qui redécouvreraient les légendes du Moyen Age accentua ce mouvement de localisation. Beaucoup de sites et de vestiges mégalithiques en Brocéliande ont pris le nom des légendes.

visites découvertes guidées: rendez-vous chaque jours à 10 h à l'Office de Tourisme, Place Henri Gillard à Tréhorenteuc.
Tél. 02 97 93 05 12
le matin:

Le Val sans Retour

Tout près de Tréhorenteuc, vous pouvez emprunter le circuit du Val sans Retour. La promenade de cette vallée (4 km très faciles, à parcourir en 1 h environ) est la plus belle de la forêt. La mystère de ce paysage splendide stimula l'imagination. Vous passez le Miroir aux Fées, petit étang dans les sous-bois, puis vous entrez dans le Val, dont les flancs sont hérissées de rochers rouges. Dans le Val se trouve l'Hotié (maison) de Viviane

La vallée est surtout le domaine de la Fée Morgane, demi-soeur du roi Arthur. Pour se venger d'un amant infidèle, elle décida d'y retenir prisonniers tous les chevaliers infidèles. Seul Lancelot, fidèle à Guenièvre, put rompre les enchantements. Morgane est l'image de la déesse-mère celtique primitive. Dans une autre legende, c'est elle qui règne sur la mystérieuse île d'Avallon, le paradis celtique, et qui veille sur la "dormition" d'Arthur jusqu'au jour où celui-ci se réveillera et reviendra réunifier le royaume de Bretagne.

L'église du Graal

Tréhonteuc, cette commune (la plus petite du Morbihan) à l'ouest de la forêt de Brocéliande, est l'une des clés de la légende arthurienne. Il abrite l'étonnante église du Graal. Déjà sous la porche, la formule interpelle le visiteur: "la porte est en dedans". C'est dire que tout est symbole dans cette église. Entièrement restaurée entre 1942 et 1962 par le recteur, l'abbé Henri Gillard, elle est décorée des thèmes de la légende arthurienne et de symboles ésothériques. Henri Gillard se consacra dans son église à la fusion de la foi chrétienne et des légendes celtiques. Il voulait que tout soit signe et symbole dans son église: les croix de Jérusalem du dallage, les triskèles celtiques et les poissons de la chapelle Saint-Eutrope, le Bélier et les Poissons (le premier et le dernier des signes du zodiaque) au-dessus des fonts baptismaux.

Vous pouvez admirer la mosaïque au fond de la nef où figure le Cerf Blanc au collier d'or: symbole du Christ dans la culture chrétienne, le messager de l'Autre Monde dans la mythologie celtique, et, dans la légende arthurienne, la chasse au cerf blanc entraîne les chevaliers au-devant de leur destin. De plus, le nombre d'or 1,618 est inscrit sur le linteau de la "chambre du fond". Regardez aussi le curieux Chemin de Croix dans un décor breton, réalisé par un prisonnier de guerre allemand.

Le Château de Trécesson

A la sortie de Campénéac vers Rennes, on bifurque à gauche vers Paimpont. A 2 km à droite, un calvaire signale le chemin d'accès au plus beau des châteaux de Brocéliande, construit à la fin du XVe siècle. Il reflète dans l'eau de ses douves profondes ses hauts murs de schiste pourpre. Différentes légendes courent sur le château, dont celle de la Dame Blanche, la plus tragique. Vers 1750, un braconnier à l'affût dans le parc du château vit soudain arriver une voiture. Deux hommes en descendirent pour creuser une fosse, puis sortirent du carrosse une jeune fille habillée en mariée. Elle eut beau supplier et pleurer, il l'enterrèrent vivante et se sauvèrent. Pétrifié, le chasseur attendit et, enfin, courut chercher le châtelain et ses gens. Tous se mirent à creuser pour tenter de sauver la jeune femme. Hélas, à peine déterrée, elle expira. Bouleversé, le seigneur lui donna une belle sépulture et fit exposer la robe, la couronne et les fleurs nuptiales sur l'autel de la chapelle de son château. Elles demeuraient là jusqu'en 1789. Les filles à marier venaient les toucher pour trouver un époux. Ce château mystériex ne se visite pas.

l'après-midi:

La fontaine de Barenton

Un circuit part du petit village de Folle-Pensée vers la Fontaine de Barenton, haut lieu de Brocéliande, berceau de nombreuses légendes. Cette clairière perdue en plein forêt attire tous ceux qui s'intéressent aux traditions celtiques. L'édifice est une simple source à même le sol près d'un gros bloc, de grès: le perron de Merlin. Quand on verse de l'eau sur le perron, on déclenche un terrible orage. C'est là que Merlin, selon la légende, rencontra la jeune Viviane. La fontaine, qui ne fut jamais christianisée, recevra pourtant, jusqu'en 1835, des processions, clergé en tête, pour implorer la pluie lors des années de sècheresse. Lorsque du fond de la fontaine apparraissent des bulles (de l'azote pur) on dit que la fontaine rit et qu'elle donne une réponse favorable aux voeux secrets des visiteurs. Elle avait la réputation de guérir la folie, d'où le nom du hameau proche, Folle-Pensée. Les jeunes filles y venaient autrefois jeter une épingle pour trouver un mari. Plus haut, sur la butte, se trouve un très belle arbre, le fameux hêtre de Ponthus, qui fait référence à un autre héros de la Table Ronde qui accomplit toutes sortes d'exploits pour gagner les faveurs de Sydoine, la belle fille du seigneur de la forêt. C'est le champ du tournoi, où l'on dit que le chevalier Ponthus défit 50 adversaires pour l'amour de Sydoine. Les imprudents qui déversent l'eau sur le perron de pierre voient se déchaîner des orages puis l'accalmie après la tempête. C'est là que se rencontrèrent pour la première fois l'Enchanteur Merlin et la Fée Viviane.

Paimpont

Ce bourg, situé en plein forêt, auprès d'un étang bordé de grands arbres, doit son origine à la fondation au VIIe siècle d'un monastère qui, érigé en abbaye à la fin du XIIe siècle, subsista jusqu'à la Révolution. L'église abbatiale du XIIIe siècle a subi des transformations au XVIIe siècle. A l'interieur, on verra des statues des XVe et XVIe siècle. Le trésor, dans la sacristie, présente une statue de Ste Anne et un remarquable Christ en ivoire.

Le tombeau de Merlin

Le site du tombeau de Merlin est formé par deux dalles de schiste et un pied de houx pour le signaler. L'arbre qui lui fait de l'ombre est régulièrement envahi de messages et de curieux ex voto. L'enchanteur Merlin selon la légende, est a jamais retenu dans une prison d'air que sa belle, la fée Viviane, a tracé 9 cercles magiques autour de lui. Visitez également la fontaine de Jouvence. Chaque 21juin, la date du solstice d'été, on y présentait aux grands prêtres les enfants nés pendant l'année afin qu'ils puissent être lavés et inscrits sur le "marith" (registre).

le Château de Comper

Le site, avec ses bois profonds et ses grands étangs, doit sa célébrité à la légende qui en fait le domaine de la fée Viviane, la Dame du Lac. Elle aurait bâti, au fond du lac, un palais de cristal. C'est la fée Viviane qui recueillit et éleva le futur Lancelot du Lac, et qui donna au roi Arthur sa fameuse épée magique Excalibur. C'est toujours elle qui, amoureuse de Merlin, lui jeta un sort pour le garder à jamais dans sa forêt magique. Le château abrite le "Centre de l'Imaginaire Arthurien" qui organise chaque année, d'avril à septembre, des expositions, des spectacles, des audiovisuels dans le château et des animations dans le parc. Le Centre organise aussi des visites guidées de la forêt.

le Chêne à Guillotin

A Concoret, rue Eon (Haligan), allez voir "le chêne à Guillotin", le plus gros parmi les gros arbres du pays, vieux paraît-il d'un millier d'années (10 m de circonférence) où se cachait l'abbé Guillotin, prêtre réfractaire pendant la Révolution.

arrêt de la visite à 18h.

# Posté le dimanche 09 mars 2008 16:40